Amina Fakhet à Carthage : La Diva revient avec une soirée de folie, de tarab et de magie théâtrale

Amina Fakhet à Carthage : La Diva revient avec une soirée de folie, de tarab et de magie théâtrale

 

La Dame du théâtre, passionnément folle de la scène, la Diva Amina Fakhet, a retrouvé son public lors d'une soirée exceptionnelle le 17 août 2026, dans le cadre de la 60e édition du Festival international de Carthage. Le concert était musicalement orchestré par l'Orchestre national dirigé par le maestro Youssef Belhani, avec la participation de musiciens algériens. C'était un rendez-vous avec une artiste hors du commun – une artiste qui a fait de la scène son royaume et du public ses sujets, les enchantant par sa voix, son mouvement et sa présence captivante.

Le concert s'est ouvert par un tableau dansé, après quoi l'Orchestre national a eu la scène pour écrire les plus belles notes en l'honneur de la Reine de la soirée, "la Diva," sur la scène antique de Carthage, couronnée d'amour et entourée de danseurs. La scène était majestueuse, comme si tout le théâtre attendait le moment de son entrée – le moment où la scène se transformerait en un espace magique ne parlant que le langage d'Amina Fakhet.

La Dame du tarab, à la voix puissante et à la présence exceptionnelle, est une artiste tunisienne aimée de son public, représentant un phénomène unique. Amina Fakhet, l'artiste derrière le chef-d'œuvre "Sultan Hubek," a une fois de plus jeté son sort sur ses fidèles sur la scène de Carthage. Elle n'est pas seulement une artiste mais un phénomène artistique complet. Sur scène, elle crée un spectacle éblouissant – sa façon de chanter, ses mouvements, son interaction avec chaque note et mélodie, et les réactions de son public, tout cela fait d'elle une maîtresse du spectacle. Regarder Amina donne l'impression d'assister à une scénographie parfaitement intégrée, un monodrame artistique qu'elle écrit magistralement sur scène et par sa voix.

Après huit ans d'absence, Amina est revenue à Carthage portant le désir de retrouver son public, qui résonne avec chaque chanson ou même chaque "soupir" qu'elle émet lorsqu'elle se connecte pleinement à la mélodie. Carthage a une saveur particulière pour elle : "L'amour, je veux l'énergie de l'amour, je vous aime tellement" – c'est ce qu'elle a dit après chaque rythme, comme pour déclarer que cette nuit n'était pas qu'un concert, mais une rencontre spirituelle entre elle et ceux qui l'aiment.

Chaque fois qu'elle chantait, elle devenait extatique, comme transportée dans un royaume métaphorique au-delà du temps – un état d'union avec les mélodies et les paroles, rappelant l'harmonie des Soufis avec leurs mondes spirituels. Tout comme le corps d'un Soufi s'élève progressivement lors de la rotation, Amina élève son public, le transportant au loin vers des métaphores intemporelles pour profiter de la beauté de l'art. Elle n'est pas seulement une chanteuse interprétant des chansons ; elle est une conteuse racontant des histoires par le mouvement du corps et le ton de la voix, emmenant l'auditeur dans un voyage qui commence par sa douleur et se termine par sa joie.

Le concert était un voyage musical, comprenant ses chansons les plus célèbres : "Sultan Hubek," "Al Jabeen Asaba," "La Mara," "Aho Jani" de Mohamed El Assoued, "Tashbah Al Sukkar" et "Inta Tou'id Wa Tukhlef" d'Ahmed El Majri, "Ya Reis El Bahr" de Thamer Alwani, et elle a également chanté pour Mohamed El Rouafi de Libye. Chaque chanson était une étape dans un voyage à travers son histoire artistique, où elle se redécouvrait à chaque note. Amina a une capacité unique à faire aimer une chanson à son public et à le faire interagir même lorsqu'elle la chante pour la première fois – elle a pris un risque en interprétant sa nouvelle production "Mazal Badri," prouvant sa capacité à dominer la scène et à capter l'attention du public, comme pour dire que le nouveau peut sembler ancien dans leurs cœurs dès le premier instant.

Dès ses débuts, Amina Fakhet a choisi de tracer sa propre voie, mêlant tarab et spectacle, chant et performance scénique, réussissant à transformer chaque apparition sur scène en un moment de célébration collective, alimenté par l'émotion, l'improvisation et la spontanéité. Elle est un phénomène unique, excellant dans la création de scénographie dansée, pénétrant la mémoire visuelle de son public, et redéfinissant le langage corporel pour que la danse devienne sa constitution distinctive dans ses rencontres avec ses fans. Parmi les beautés esthétiques de la soirée, la scénographie de la scène aux couleurs vives et chaudes, avec l'image de la Diva en son centre – comme si l'image elle-même faisait partie de la performance, racontant l'histoire de l'artiste à travers ses yeux et son sourire.

Elle a chanté pour l'amour, écrit pour les plus belles rencontres, et tissé les plus beaux châles pour la joie. De sa folie sur scène, Amina a maîtrisé l'art de sculpter des chemins créatifs qui lui ressemblent. Sa rencontre avec le public de Carthage, qui a interagi et s'est extasié en sa présence, fut parmi les moments spontanés les plus sincères. Il n'y avait pas de distance entre elle et son public – seulement un état de fusion, où le public faisait partie du spectacle, et la scène se prolongeait dans les gradins.

Amina Fakhet est passée sans effort des chansons émotionnelles au tarab et aux pièces de spectacle, s'harmonisant avec des mélodies calmes et dansant sur les rythmes de la chanson populaire. Elle est, comme tout le monde le voit, un phénomène unique avec ses propres mondes sur scène, excellant dans l'interaction musicale avec tous les styles et couleurs sans perdre son identité artistique. En bref, comme des pièces de mosaïque dispersées avant le spectacle, elle les assemble brillamment à partir du moment où elle monte sur scène.

La soirée de la Diva au Festival international de Carthage était définie par le bruit et la folie – une rencontre captivante entre une artiste unique et un public assoiffé de moments d'enchantement joyeux. Le lien entre elle et Carthage reste une alliance renouvelée de succès, et lors de cette nuit, Amina Fakhet a prouvé une fois de plus qu'elle n'est pas seulement une voix, mais un état complet, un théâtre intégré, et un souvenir inoubliable dans le cœur de tous ceux qui l'ont vue.